Accessibilité

Accéder au contenu principal

Actualités

Liberté, force vive déployée

Publié le 19 février 2025

Un vent de liberté se lève avec LE PRINTEMPS DES POÈTES.

A vous de dérouler le fil poétique de la liberté ...
Envoyez vos créations à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour les partager en ligne ou lors de l'exposition qui leur sera dédiée à partir du 27 mars à la médialudothèque.
Rendez-vous à la médialudothèque pour participer aux animations et ateliers :

Cliquez sur l'image pour accéder au programme

 

L'instant poétique du 18 mars

Eloge à la liberté, joyaux du monde

J’ai souhaité que tu viennes,
Toi, ma liberté aimée, si longtemps convoitée.
Viens jusqu’à moi, traverse mers et plaines,
Pour apaiser mon cœur, trop souvent maltraité,
Depuis ce pays lointain, où tu n’as jamais été mienne.

Je suis seule, et derrière mon écran,
Je contemple impuissante ce qu’est la Liberté.
Ailleurs, je la sens noble, lumineuse, éclatante,
Comme un trésor qu’on ne peut remplacer.

C’est la joie de parler sans crainte,
C’est le bonheur de s’habiller autrement,
C’est l’élan d’une âme qui se dépeint,
Avec force, sans chaînes, libre à chaque instant.

C’est dire tout haut nos pensées insolentes,
Même les plus sombres, même les plus hésitantes.
C’est respirer un air que nul ne confisque,
Un souffle précieux, fragile et magnifique.

Et je me demande si les peuples libres savent chérir
Ce bien sacré qu’est la Liberté.
Savent-ils l’aimer, la protéger, la nourrir,
Comme on savoure l’eau fraîche en plein désert voilé ?

Oh oui, sûrement, car ils se sont battus pour elle,
Pour sa force, pour sa lumière éternelle.
Elle est alors le joyau du monde !

Alors je te murmure, à toi qui la possèdes :
« Chéris-la, protège-la, défends-la sans trêve,
Et aime-là surtout inconditionnellement ! »

Béatrice G.

L'instant poétique du 17 mars

La liberté

L Libération des corps meurtries d’une mauvaise action

I Invitation à ETRE devant des regards médusés sans passion

B Budgétisation de ta journée dans un besoin de bonne humeur et d’action

E Expression de ton amour à travers des moments d’exception

R Réconciliation de deux êtres pour une belle communication

T Transmission de toutes les informations sans abrogation

E Emotion d’un regard LIBRE d’expression

Sandrine Laplace


L'instant poétique du 16 mars

La liberté : leur force, leur courage, leur détermination !
Espagne

1923
Dans la nuit de fer où le Général Primo de Rivera régnait,
Les aïeux marchaient droit, même quand tout pliait.
Leurs voix muselées gardaient un souffle saccadé de lumière,
Un refus têtu de céder aux chaînes amères.

Mais la liberté, patiente, veillait dans leurs regards,
Flamme fragile au cœur des plus sombres brouillards.
Et de leurs pas meurtris a surgi un matin plus clair,
Où l’espoir a repris racine, fier, debout et libre.

1931
En 1931, l’Espagne osa lever la tête,
Portée par Montesquieu, Rousseau, leurs idées en fête.
Six mois d’une République, fragile comme un matin,
Où les heureux républicains croyaient voir s’ouvrir un juste chemin.

Ils lisaient les intellectuels des Lumières françaises comme on lit une promesse,
Espérant qu’un peuple instruit renverse la détresse.
Et même si l’aube tomba sous le poids du conservatisme résistant passé,
La liberté resta leur flambeau, jamais effacé.

1936-1939
Quand l’Espagne s’embrasa sous le vent des canons,
Les républicains tinrent, debout face à leur bravoure.
Leur courage éclata dans la fureur des batailles,
Comme un cri de justice au milieu des mitrailles.

Ils portaient l’idéal comme on brandit un flambeau,
Refusant que l’ombre étouffe un peuple en sursaut.
Et même si la nuit referma son empire,
Leur lutte a gravé la liberté dans l’avenir.

1939-1975
Trente six ans d’un règne franquiste où l’Espagne étouffait,
Trois générations pliées que la peur surveillait.
Dans les geôles, les cris montaient comme des prières,
Et Federico García Lorca, beau poète, fauché trop tôt, hante encore la terre.

Pourtant, sous la cendre, un peuple refusait l’oubli,
Gardant la flamme vive au cœur du sombre pays.
Et quand l’aube revint, brisant l’emprise du fer,
La liberté jaillit, plus forte d’avoir souffert.

1976
Quand Franco s’éteignit, l’Espagne osa souffler,
Un peuple entier trembla, sans savoir avancer.
La liberté naissait, timide comme une enfant,
Et les rues hésitaient à parler franchement.

Puis vint le grand élan, les ventres et les idées,
Un baby boom joyeux, des rêves libérés.
Les femmes, enfin debout, brisèrent les vieux liens,
Et la vie éclata, fière, au cœur des lendemains.

Béatrice G.


L'instant poétique du 13 mars

Extrait de l'anthologie du Printemps des poètes 2026

L'art et le peuple

I.
L’art, c’est la gloire et la joie.
Dans la tempête il flamboie ;
Il éclaire le ciel bleu.
L’art, splendeur universelle,
Au front du peuple étincelle,
Comme l’astre au front de Dieu.
L’art est un champ magnifique
Qui plaît au cœur pacifique,
Que la cité dit aux bois,
Que l’homme dit à la femme,
Que toutes les voix de l’âme
Chantent en chœur à la fois !
L’art, c’est la pensée humaine
Qui va brisant toute chaîne !
L’art, c’est le doux conquérant !
A lui le Rhin et le Tibre !
Peuple esclave, il te fait libre ;
Peuple libre, il te fait grand !

II.
Ô bonne France invincible,
Chante ta chanson paisible !
Chante, et regarde le ciel !
Ta voix joyeuse et profonde
Est l’espérance du monde,
Ô grand peuple fraternel !
Bon peuple, chante à l’aurore,
Quand le soir vient, chante encore !
Le travail fait la gaîté.
Ris du vieux siècle qui passe !
Chante l’amour à voix basse,
Et tout haut la liberté !
Chante la sainte Italie,
La Pologne ensevelie,
Naples qu’un sang pur rougit,
La Hongrie agonisante…
Ô tyrans ! le peuple chante
Comme le lion rugit !

Les Châtiments,
Victor Hugo


L'instant poétique du 12 mars

La liberté du flow

Sous les lampadaires qui battent la mesure,
Les ombres s’étirent comme des vers en murmure.
Un souffle danse, et joue, un rêve s’allume,
Et la nuit s’habille d’un rythme qui fume.
Mes baskets effleurent la terre comme un vinyle,
Grésillant de désir, d’élan indocile.
Chaque pas que je pose défie la pesanteur,
Comme une note rebelle echappée du cœur.
On m’a dit “tiens-toi droit”, j’ai préféré tourner,
On m’a dicté le pas, les notes, j’ai choisi d’improviser.
Car la liberté, vois-tu, ne porte ni cravate ni blâme,
Elle s’habille de sueur, de rires et de flammes.
Autour de moi, le monde pulse en 4/4,
Entre un beat de rap et un echo de guitare.
La foule s’enflamme, le bitume respire,
Et moi, je plane au-dessus de l’empire.
Je ne cherche ni gloire ni victoire a la clé,
Mais ce vertige sacré d’exister sans plier.
Que mes gestes soient fous, qu’ils brisent les cadres,
Qu’ils peignent la vie sur un ciel de cuivre et de jade.
Alors je joue, encore et toujours,
Paupières ouvertes sur l’infini des jours.
Car la liberté, c’est ce joyeux vacarme,
Quand ton ame se met a incarner sans arme.
Et si demain le monde m’impose ses lois,
Je poserai mon casque, ma voix, je rirai tout bas :
“la liberté, messieurs, mesdames n’a pas besoin de clé —
Elle entre quand le groove commence a parler.”

Mr KOST


L'instant poétique du 11 mars

La liberté, le bien à chérir

La liberté donne une énergie émotionnelle,
Celle d’oser, d’y aller et de permettre à l’audace de s’exprimer,
Insidieusement mais avec conviction.

L’audace, quel joli mot, empreint de liberté,
Celle-ci implique un pas vers l’inconnu,
Sans doutes ni imaginations futiles préalables.

La liberté c’est aussi le souffle qui délie les peurs,
Qui amuse nos émotions insolentes,
Qui fait palpiter nos sens, toujours avec joie !

La liberté, cette merveilleuse présence invisible,
Elle entre en nous avec force,
Sait s’éclipser quand cela est nécessaire,
Mais s’affirme toujours pour nous propulser.

La liberté c’est aussi la force qui nous unit,
Qui fait battre nos cœurs à l’unisson avec fierté et grandeur,
Elle devient alors la force vive collective,
Celle dont je suis si fière et que je chéris.

Béatrice. G


L'instant poétique du 10 mars

La liberté, force vive déployée

Liberté, nom précieux qui résonne en chaque être humain, et pourtant brimée, bafouée, voire assassinée dans certaines régions du globe…
Liberté d’expression, liberté de se déplacer, liberté de travailler, liberté d’aimer, aucune n’est à l’abri d’un coup du sort, sauf la liberté de penser, inaliénable et indestructible.

Si tu étais une couleur, tu serais le vert de l’espérance
Si tu étais une pierre, tu serais le diamant aux multiples facettes Si tu étais une fleur, tu serais la bruyère si résistante
Si tu étais un arbre, tu serais le chêne, fort et fragile à la fois Si tu étais un insecte, tu serais le papillon virevoltant
Si tu étais un oiseau, tu serais la colombe symbole de la paix Si tu étais un mammifère, tu serais le fier loup des steppes
Si tu étais une rivière, tu serais la Garonne fougueuse
Si tu étais une montagne, tu serais l’Everest grandiose
Si tu étais un volcan, tu serais le Vésuve imprévisible
Si tu étais une odeur, tu serais celle du mimosa éclatant
Si tu étais une statue, tu serais celle de Jean Moulin héroïque Si tu étais un sentiment, tu serais l’amour universel
Si tu étais un poète, tu serais le grand Paul Eluard

Si tu étais une énergie, tu serais la force de tous les combattants qui œuvrent pour ta survie et ton déploiement partout dans ce monde chaotique, et surtout, tu serais cette flamme qui brille dans les yeux et le cœur des hommes et des femmes de bonne volonté.

Pascale Chevillot


L'instant poétique du 9 mars

Manifeste du poète engagé

Aujourd’hui
L’on est dans une société
Désormais sous l’emprise
D’une tyrannie invisible
Celle des réseaux sociaux
Hauts parleurs des rumeurs
Des complots et des « fake news »
L’on est sous l’emprise du POPULISME

Ce fascisme qui ne dit pas son nom

Cette vague de fond qui érode
Les piliers de notre démocratie

Cette vile gangrène qui rampe insidieuse Pour phagocyter nos existences
Pour nous imposer une féodale servitude Aujourd’hui
A force de scruter en vain
Un quotidien devenu anxiogène
Devenu un désert de dunes
Nos yeux ont pris la couleur du sable Notre monde du XXI ème siècle
Nous hante, nous sidère et nous égare
Et malgré tout, nous apprenons à y vieillir

Mais JAMAIS, non jamais
Nous renoncerons à l’esprit des lumières

Alors,
Toi poète engagé

Sors ta plume combattante

Ta poésie se doit d’être aujourd’hui
« Une arme chargée de futur »
Selon le poète espagnol Gabriel Celaya Délaisse l’ivresse du jongleur de mots
Les vertiges du beau et de l’extase
Ta plume doit faire bannir le « à la va-vite » De l’instant, l’instantanéité
De l’immédiat, l’immédiateté
De l’urgence, l’urgencité
Au profit d’un profond « à la va-bien »
Ta plume doit choisir les mots qui fâchent Qui dénoncent et dérangent l’ordre établi S’écartant des dévotes conventions
D’une bigote doxa de la réinformation
Des flots à la mode qui véhiculent
La vacuité des faux-culs beaux parleurs Ces haut-parleurs qui se prennent

Pour des prophètes ou des messies

Au diable cette avalanche de mots
Qui anesthésient notre esprit critique
Ta plume doit interpeller et fustiger
Ta plume doit s’enorgueillir

D’être au service de la révolte

Telle une envie irrépressible

Au diable l’indifférence
Le mensonge et la haine

Ta plume doit prôner la révolte
Car se révolter aujourd’hui
N’est plus se contenter de dire non

Mais oser le oui, le oui à un autre avenir Pour sauver les valeurs de la démocratie Car, poète engagé

La couleur noire de ton encre
Ne sera jamais au service
De ceux qui font l’histoire rouge sang

La poésie sera toujours faite
Écoute et regard de l’Histoire
Ta poésie pour crier

NOTRE LIBERTÉ

Alain Noblet
Parrain du Printemps des Poètes à Seilh

 


Actualité précédente