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La commune > Histoire locale - Incursion dans le passé > 1ère partie


UNE INCURSION DANS NOTRE PASSE (par P. Laiman)
- 1ère partie -

Nous avons depuis plus de 50 ans, la certitude que le site de Seilh a été occupé dès le néolitihique (3 500 avant J.C.). En effet, des fouilles effectuées par les professeur L. Méroc et G. Simonnet de la faculté de Toulouse ont permis de mettre au jour un vaste gisement de plein air le long de la falaise du Percin. Entre 1946 et les années 70, quelques 3 000 pièces remarquables (galets, outils, céramiques) ont été découvertes. Un forage a même permis de révéler des fonds de cabanes parfaitement conservées. D’autres fouilles ont également révélées une occupation gallo-romaine beaucoup plus près du centre ville actuel dans le quartier d’Espitalis.
Mais nos connaissances sur le Seilh d’hier, sont beaucoup plus précises à partir du VIIème siècle. Comment sont-elles parvenues jusqu’à nous ?

 

Un historien local méconnu, l’instituteur Pierre Gazagne.

Les archives départementales de la Haute-Garonne ont aimablement mis à notre disposition un document inestimable sur notre patrimoine culturel : une histoire de notre cité écrite par l’instituteur de la commune Pierre Gazagne. Qui est-il ? né le 10 juin 1843, c’est un enfant du pays, fils de Jean Gazagne, laboureur et de Jeanne Passeman, ménagère, tous deux originaires également de Seilh.
Il sera un de ceux que la troisième république dénommera les « hussards noirs de la république », à la fois maître d’école et secrétaire de mairie, propagandiste de la laïcité et érudit local.
Le document qu’il nous a laissé, achevé le 28 avril 1886 est une véritable mine de renseignements, fruit d’une investigation minutieuse. Nous vous livrons in extenso les premiers extraits de cette rédaction :
 
« La fondation de la commune eut lieu à une époque que je ne puis préciser mais si j’en crois l’histoire du Languedoc par les bénédictins, elle remonte au-delà du VIième, car ils font mention d’une charte ou vente par laquelle les communes de Seilh (Sallis) et Beauzelle sont vendues avec seize autres villages situés sur la rive droite ou gauche de la Garonne, dont la plupart des noms sont aujourd’hui inconnus, moyennant sept cents sols d’or et quatre habits estimés deux cent sols, à l’abbaye de Moissac en 680 au mois de mai, par Nizérius et sa femme Ermentrade. Il est probable que le village avait plus d’étendue qu’aujourd’hui, ou qu’il n’était pas situé sur le même emplacement. Le grand nombre de ruines qu’on trouve dans la plaine et quelques tombaux dispersés ça et là, tombaux recouverts en dalles très larges et très minces en terre cuite et bâtis avec da la chaux, font supposer que le village était plus grand, ou qu’il était situé dans la plaine, au nord de l’emplacement actuel ; l’on y a même trouvé les ruines de deux églises. On peut encore supposer que toutes ces ruines sont des dépendances d’un château appelé Bramofan, dont Hugues Pagès , l’un des seigneurs du villages fit hommage au roi de France en 1463, ou peut être les ruines du château lui-même, ou encore d’un autre château appelé l’Hospital ou Hospitalis, dont le seigneur Jean de l’Hospital fit hommage au roi de France le 11 Février 1612. On ne sait pas au juste aujourd’hui où étaient situés ces châteaux, au moins celui de Bramofan les ruines étant disséminées sur une étendue de un kilomètre environ.
Je serais embarrassé de donner une étymologie exacte de la commune.
Il est prouvé par la tradition que tout le territoire de la commune était couvert de forêts, il n’y a pas encore 300 ans. Sylva en latin signifie forêt. Est-ce que de Sylva par corruption, on aurait pu arriver au nom de Seilh ?. Monsieur Lavigne dans son histoire de Blagnac lui donne le nom de Solio et les bénédictins Salis. C’est une preuve que le village a changé plusieurs fois de nom. Jusqu’en 1789 la commune n’a pas d’histoire municipale et le registre des délibérations du conseil municipal de 1771 jusqu’à nos jours, avec les registres de l’état civile de la même époque sont les seules archives de la commune que j’ai pu consulter. Les quelques notre historiques que je vais donner dans la suite ou que j’ai données plus haut et qui remontent la plus ancienne au VIIème siècle, sont extraites de l’histoire du Languedoc par les bénédictins, les archives du parlement de Toulouse, les archives des trésoriers de France, d’actes de familles, de l’histoire de Blagnac par M. Lavigne d’un arrêt de la cour royale de Toulouse du 28 Août 1833 et des registres des délibérations du conseil municipal.
La commune de Seilh dépendait du comté de Toulouse, mais après la croisade des Albigeois, le concile de Latran en 1215 donna au chef de cette croisade les principaux fiefs du Languedoc entre autre le comté de Toulouse à Simon de Montfort. Quelques années plus tard son fils Amory, légua les droits qu’il pouvait avoir sur ce comté au roi de France. Cette commune passa ainsi dans le domaine de la couronne et dépendit de la baronnie de Blagnac. En 1306 Philippe le Bel échangea cette baronnie contre les seigneuries de Septfonds, Mireval, Hautmon, etc, que possédait un chevalier du Quercy nommé Géraud Valéna ou Baléna. Cette baronnie de Blagnac comprenait plusieurs communes entre autres Bruguières, Saint-Sauveur, Seilh, Aussonne etc. Le baron de Blagnac Géraud Baléna aliéna bientôt cette baronnie en faveur de la famille De Voisins . Cependant le fils de Géraud Baléna, Robert est encore considéré comme seigneur de Blagnac. Les De Voisins furent barons de Blagnac de 1400 à 1560 ou seigneurs de Bruguières. Les membres de cette famille au nombre de cinq, aliénèrent les diverses parties de la baronnie qui devinrent tout à fait indépendantes du baron de Blagnac.
La commune de Seilh fut du nombre puisque le 24 mai 1457 Etienne de Nogaret seigneur de Seilh donne à fief contre 40 écus d’or à Maître Guillaume Guizot notaire à Toulouse et à Hugon Guizot, clerc, le terroir du Clusel ou de la Tricherie, dépendant de la seigneurie de Seilh. A la même époque un certain Hugues Pagès , possédait le fief de Bramofan et quelques années après au commencement du XVIème siècle la famille De Chalvet possédait le fief de Rochemontès tous deux dépendant de la seigneurie de Seilh.
Cette espèce d’indépendance que la commune de Seilh avait acquise ne dut guère profiter aux habitants puisque au lieu d’un maître, ils en urent plusieurs dont chacun put gouverner sans contrôle. Etaient-ils meilleurs ou plus mauvais que le suzerain de Blagnac ?. Comment gouvernaient-ils ?. C’est ce qu’il serait important de savoir et c’est ce que j’ignore ».

 

 

 
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